Six mois déjà

J’ai un petit coup de blues en ce début de semaine… donc j’écris pour exorciser.

De Cape et de Dés, ce n’est pas seulement un blog qui me permet de donner libre cours à ma mégalomanie numérique, c’est aussi une association qui a des activités dans la vraie vie avec des gens qui bossent en soute pour que le bateau soit accueillant pour tous. Bien que j’aime parler de moi à longueur d’articles, je n’ai jamais pris la peine de vous parler de ma situation dans ce fier navire. Rédacteur en chef du site ? Effectivement (ma présence envahissante, y compris dans les articles des copains, n’aura échappé à personne) mais il s’avère que je suis aussi le président depuis six mois. Et aujourd’hui, j’ai envie d’en parler… Ne vous inquiétez pas, cet article sera juste un billet d’humeur, pas une plongée vertigineuse dans les arcanes de l’association (enfin sauf si ça vous intéresse, faites-le moi savoir).

Essayer d’être toujours sur le pont

Dans les statuts de l’association (notre constitution à nous), la durée du mandat de tous les élus est fixé à deux ans. Ce qui me semble interminable alors que je n’occupe mes fonctions que depuis six mois… Entre les obligations administratives (lentes) et tout ce qui en découle (banque, assurance,…) et la vie de l’association, ce n’est pas de tout repos. Surtout que poussés par un enthousiasme d’équipe largement renouvelée, nous nous sommes lancés dans de nombreux projets pour mettre notre petite pierre à l’édifice De Cape : entre l’informatisation de procédés, la participation à des évènements publics, l’amélioration de la communication interne, le renouvellement du matériel de secrétariat… nous n’avons clairement pas chômé alors que nous avons tous une vie à côté de l’association (eh non, pas de salarié chez nous).

Mais le fonctionnement courant, bien qu’accaparant et demandant une bonne dose d’énergie, n’est rien comparé à la fatigue engendrée par les relations avec les usagers, qu’ils soient membres participatifs (non adhérents fréquentant les soirées de manière occasionnelle) ou administrateurs. Jusqu’ici, je pensais naïvement que tout ce petit monde agissait de manière assez autonome et bienveillante car c’était mon ressenti en tant que vice-président (poste que j’ai occupé deux ans auparavant). Sauf que j’avais grandement sous-estimé le nombre de choses que je ne voyait pas passer et qui atterrissaient directement devant le président. Maintenant j’y vois plus clair et je tire mon chapeau à mes prédécesseurs : il semblerait que rien ne puisse se faire chez De Cape sans l’aval du président.

Après une trêve estivale ponctuées tranquillement par les Historiques et une réunion du Conseil d’Administration (CA), la rentrée m’a fait redescendre sur terre sans ménagement. Au-delà d’impulser une dynamique au sein de l’équipe et de traiter les affaires courantes, il semblerait que les adhérents attendent du président qu’il maîtrise tous les aspects de la vie de l’association, de la communication au vidage des poubelles… ce qui transforme les soirées hebdomadaires (consacrées au jeu et à la détente) en un long défilé de personnes qui cherchent des réponses ou une autorisation de ma part, parfois pour des choses qui relèvent du vivre-ensemble ou plus prosaïquement du règlement intérieur. Règlement intérieur qui a été modifié en début d’année, pour lequel les membres ont été consultés et que les adhérents sont censés avoir lu et accepté.

Attention, je ne suis pas en train de dire que les gens devraient me laisser peinard tous les vendredis. En acceptant des responsabilités au sein de l’association, on se doit d’être disponible un minimum de visu, même si les administrateurs sont joignables par d’autres canaux (réseaux sociaux, mails). Mais sachez bien une chose, chers lecteurs : les membres du Bureau, du CA et des différents pôles d’organisation ont bien souvent travaillé pour De Cape en semaine en plus de toutes leurs autres obligations / occupations et qu’ils aimeraient aussi profiter un peu de leur vendredi pour se détendre autour d’un jeu. A votre avis, pourquoi vous demande-t-on de l’aide pour la gestion de la cafétéria ? De l’anticipation pour vos parties de jeux de rôle ? Tout simplement parce que nous ne pouvons pas tout faire.

Je me rends compte que je ne suis pas étranger à cette situation : en demandant à toute l’équipe de s’occuper de la gestion de l’association en dehors des soirées jeux pour pouvoir se détendre eux-aussi, ils arrivent plus fatigués de ce surcroît de travail. Il me faut donc prendre des décisions pour que l’association fonctionne sans pour autant épuiser physiquement et moralement toutes les personnes qui donnent de leur temps. Un temps j’ai cru pouvoir gérer moi-même tout ce que je ne voulais pas imposer aux autres ; aujourd’hui je me rends compte que c’était très présomptueux de ma part : fatigue, irritabilité et abattement s’insinuent et rejaillissent, en particulier sur des personnes bien surprises de me voir sur-réagir à des questions somme toutes anodines. Bref, je ne suis pas un surhomme (dommage, le collant spandex me va bien).

Crevés mais satisfaits…

C’est le moment de conclure cet article avec des remerciements et des intentions. Bravo et merci à toute l’équipe qui se montre enthousiaste, efficace, patiente (surtout quand je m’emporte) et autonome, ainsi qu’à tous les membres qui apportent leur contribution à faire de De Cape une association active, vivante et accueillante, que ce soit en animant en festival ou en inventoriant un jeu : chaque geste compte et soyez assurés qu’ils sont appréciés. De mon côté, je m’efforcerai d’être le plus disponible et le plus avenant possible, d’être attentif à toutes les demandes formulées et de soutenir toutes les initiatives qui font vivre notre petite communauté. Comme la soirée festive organisée par le Pôle Évènements en janvier où nous pourrons partager autour d’un repas convivial toutes nos bonnes résolutions pour De Cape et de Dés.

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