Dreamfall : quand le point and click rencontre le jdr

Il y a peu je suis entré en possession du jeu Dreamfall Chapters au sein d’un lot et je n’avais pas la moindre idée de ce qu’était ce jeu. À vrai dire j’ai acheté ce lot pour les jeux Shadowrun (célèbre licence de jeu de rôle cyberpunk fantasy, adaptée depuis sur de nombreux supports – NDLR) et celui-ci avait suivi. Je n’en attendais donc rien et ce n’est qu’un mois et demi après mon achat que j’ai lancé ce jeu par curiosité et par ennui. Et c’est ainsi que 4 jours plus tard et avec quelques 23 heures de jeux j’ai fini ce jeu. Alors quid de tout cela me direz vous, car je n’ai pour l’instant fait que raconter ma vie et je me doute que vous n’en avez que faire ?

Et bien ce jeu est un bijou. En m’emportant un peu je parlerais volontiers du Skyrim du point and click. Des personnages travaillés et hauts en couleur avec des personnalités bien propres et cohérentes dont certains sont attachants tandis que d’autres vous laissent un arrière goût de vomi tellement ils sont détestables, un scénario aux petits oignons, un univers prenant, un game design agréable et une musique remarquable, qui pour autant ne prend pas le pas sur le jeux.
Édité et développé par la boite norvégienne Red Thread, ce jeu est la suite de The Longest Journey édité par Ubisoft et Micro application, développé par Funcom et sorti en 1999, et de Dreamfall : The Longest Journey édité par Micro application et développé par Funcom, sorti en 2006. Les trois jeux sont conçus et pensés par un seul homme du nom de Ragnar Tørnquist.

The Longest Journey : premier jeu de la saga – Dreamfall Longest Journey : second jeu de la saga.

Deux mondes parallèles cohabitent en équilibre : Stark, le monde de la technologie,de la science et de l’ordre (le notre) avec une société futuriste et cyberpunk (et vous savez que j’adore ça), et Arcadia, le monde de la magie, de l’occulte et du chaos avec une société médiévale fantastique. Ces mondes restent stables grâce à l’équilibre entre les deux et à l’énergie du rêve (un peu le même principe que le chant chez Tolkien).

Deux mondes cohabitent en équilibre.

Vous incarnez deux personnages qui évoluent au sein de ces deux mondes et qui, au fur et à mesure des choix que vous ferez, changeront l’histoire. C’est ici que réside la subtilité du jeu : dans de nombreux jeux actuels, vos actions et choix peuvent légèrement influencer ce qui arrive à vos personnages ; mais dans le cas de ce jeu, tous vos choix vont avoir de lourds impacts sur le déroulement de l’histoire et sur vos personnages, et ce au cours même de l’histoire. Un choix survenu 15 minutes plus tôt entraîne la mort d’un personnage, un oubli de votre part à des conséquences, une décision vous fera aimer de certains et haïr d’autres. Par ailleurs vous n’avez bien évidemment aucune idée de l’impact qu’aura votre choix. En bref, comme dans un jeu de rôle, le moindre de vos choix à des conséquences et la seul différence est qu’ici vos choix et leur conséquences sont scriptés.

Le choix et ses conséquences que vous devrez assumer.

Ainsi donc, avec un gameplay simple et quelques énigmes, qui bien que nécessitant de réfléchir n’ont rien d’insurmontable, un environnement visuel et auditif agréable et qui vous prend bien dans l’univers, le jeu qui vous offre des phases de dialogues bien travaillés et riches, vous retrouvez cette sensation de liberté et de choix que vous offre le jeu de rôle.
J’espère vous avoir donné envie d’y jouer, je vous recommande fortement ce jeu. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez si vous y avait déjà joué ou bien si vous décidez de vous y lancer.

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