Bored Games 3 : Culdcept

Et si on mélangeait Magic the Gathering et le Monopoly ?
Non, vraiment !
Qu’est-ce que ça donnerait ?
Eh bien ça donnerait Culdcept !

Test] A toi de jouer dans Culdcept Revolt (3DS) ~ PassionaGeek
Rends-moi mes cartes, saligaud !

Mélanger ces deux styles de jeu, c’est donc un pari qui a vu le jour il y a plus de 20 ans, en 1997 sur Sega Saturn.
Un pari réussi, qui a permis à la saga de générer plusieurs épisodes, dont le dernier en 2017 sur Nintendo 3DS pour les 20 ans du jeu !

Et donc, comment ça marche ?

Culdcept Saga - Gamereactor PT
Un plateau très coloré !

Tout d’abord, nous avons un plateau, disposant de plusieurs cases divisées principalement en 3 catégories :

1 : Les checkpoints (châteaux) qui servent à valider les tours. En effet, les différents plateaux de jeu (50 dans la dernière version) proposent des chemins alternatifs et les joueurs ne sont donc pas obligés de passer par l’intégralité du plateau. Pour contrebalancer ceci, il y a des checkpoints obligatoires si l’ont veut repasser en case départ et toucher ses 20 000 francs (combien dans la version en euros ?)

2 : Les cases élémentaires : rouge pour le feu, vert pour la terre, jaune pour l’air, bleu pour l’eau. Ces cases servent de propriétés et tout comme au Monopoly, plus on en possède d’une même couleur, plus les loyers montent. Cependant, cet effet est valable sur l’ensemble du plateau, car il n’est pas rare qu’une même couleur soit présente en plusieurs endroits séparés.

3 : Les cases spéciales : des cases multicolores, des arrêts obligatoires, des téléporteurs, bref, toutes sortes de cases qui permettent de varier un petit peu les plaisirs sur certains plateaux.

Ensuite, nous avons un deck, constitué de 50 cartes savamment choisies, divisées en 3 catégories là aussi :

1 : Les créatures, le nerf de la guerre, qui servent à capturer les terrains, et forcent les gens qui s’arrêtent dessus à payer ce qu’ils vous doivent.

2 : Les sorts, à usage unique, qu’on peut lancer en début de tour (1 sort par tour) et qui sont divers et variés, de sorts d’attaque directe aux enchantements en passant par les réactions à certaines conditions.

3 : Les équipements, à usage unique également, qu’on peut utiliser lors des combats pour renforcer ses créatures, en attaque comme en défense, qu’il s’agisse de stats en plus ou d’effets temporaires.

Quoi qu’il en soit, chaque carte possède un coût, et jouer une carte, quelle qu’elle soit, demande de débourser de l’argent.
Oui, le titan presque immortel de votre adversaire garde efficacement sa case, mais pour le même prix, vous avez invoqué 4 gobelins sur 4 cases, plus fragiles il est vrai, mais votre adversaire a plus de chances de tomber dessus !
Oui, ce bouclier exorbitant permet d’immuniser votre créature aux dégâts, mais la petite armure de cuir presque gratuite n’aurait-elle pas suffit à gonfler sa santé ?
A chacun donc de faire ses choix, tout a un prix.

Culdcept Revolt dévoile son mode multijoueur dans un trailer (3DS ...
Allez, jette les dés !

Une fois le plateau et le deck choisis, on va donc alterner les tours et se déplacer en lançant deux dés 6 à chaque fois.
La somme détermine le nombre de cases à parcourir, et le joueur finit son tour soit sur une case libre, soit sur une case déjà occupée. Et c’est là que le jeu commence !

Si le joueur arrive sur une case vide, alors il peut invoquer une créature de sa main (en payant son coût et en respectant les conditions s’il y en a : possession/restriction de terrains notamment). La créature s’installe, bénéficie d’un bonus de points de vie si le terrain est du même élément qu’elle, et le joueur devient alors propriétaire du terrain.

Si le joueur arrive sur une case occupée, alors il peut soit accepter de payer le coût du séjour, tout simplement, ou décider d’affronter la créature gardienne des lieux pour tenter de s’en saisir. Un combat a alors lieu, l’attaquant a l’initiative (sauf face à certaines capacités spéciales), et chaque joueur a la possibilité de jouer un équipement de sa main. Les valeurs de force et de santé sont alors modifiées en conséquence, la première créature attaque, et si la deuxième survit, celle-ci riposte. Les créatures mortes disparaissent et la survivante devient la nouvelle gardienne du terrain. Si les deux survivent, le défenseur l’emporte et l’attaquant récupère sa créature. Si l’attaquant n’arrive pas à tuer la créature en défense, il doit payer le coût du séjour quoi qu’il arrive.

Bien entendu, Culdcept est un jeu qui joue autant sur la puissance brute des créatures que sur les autres cartes du deck et sur les décisions stratégiques au niveau du plateau. Allons donc voir ce que ça vaut de ce côté là !

Culdcept Revolt Review (3DS) | Nintendo Life
Ca fait cher le séjour !

Comme dit plus haut, chaque fois qu’on fait un tour du plateau, on gagne un peu d’argent. Cependant, finir un tour donne également un autre avantage ! Toutes les cases capturées lors du tour qui vient d’être terminé peuvent désormais être améliorées. Au Monopoly, c’est ce qu’on appelle acheter des maisons.

Le principe est simple, chaque tour, après le déplacement, au lieu d’invoquer un monstre (pour capturer ou combattre), on peut choisir d’améliorer à la place une case possédée depuis plus d’un tour. On peut soit augmenter son niveau (ce qui augmente le loyer, et les PV de la créature en défense si elle est du même élément), soit changer l’élément du terrain.
Moyennant un coût assez élevé pour chaque, bien entendu. C’est un investissement.
Attention : si un adversaire capture votre terrain, il conserve toutes les améliorations apportées ! Ca fait mal !

Petit détour rapide sur la modification de l’élément : lorsqu’un terrain change d’élément, il permet de faire une chaine élémentaire avec tous les autres terrains du même élément. Une chaîne élémentaire permet au possesseur d’un terrain de gagner 25% de loyer en plus sur tous les terrains d’un élément par terrain possédé au-delà du premier.
En possédant donc 5 terrains de feu, chacun de ces terrains fera payer 100% du loyer en plus !
Jouer avec des decks mono couleur en espérant convertir les terrains petit à petit est une stratégie longue mais tout à fait viable.

Test] A toi de jouer dans Culdcept Revolt (3DS) ~ PassionaGeek
Et c’est gagné !

Pour remporter la partie, il faut atteindre une certaine valeur financière, combinaison des liquidités à disposition et de la valeur des terrains possédés. Les terrains possédés valent double, donc si vous investissez 700 dans un terrain pour monter son niveau, vous obtiendrez 1 400 points en terme de score.
En général, les parties se jouent en 8 000 points, et une fois le score atteint par quelqu’un, celui-ci doit passer un checkpoint pour le valider (ce qui permet à ses adversaire de tenter quelques crasses via des sorts pour le retarder)

Au final, on a un très bon jeu, un système qui mêle à la perfection le jeu de carte au monopoly, donnant une dimension incroyablement épique aux parties avec pas moins de 400 cartes différentes pour composer son deck (max 4 d’un même type)

Vu la diversité des effets des créatures, des sorts et des équipements, autant dire qu’il y a du choix quant aux stratégies gagnantes. (certains sorts permettent de fixer le résultat d’un jet de déplacement par exemple, obligeant l’adversaire à s’arrêter sur une case redoutée, faisant la fortune de son adversaire !)

Un petit reproche tout de même avant de finir : les jets de déplacement peuvent faire ou défaire une partie, qui peut se jouer en une ou deux actions sur un terrain bien amélioré avec des loyers qui peuvent monter à 1500/2000 points !
Autant dire que dans ces cas là, il est très difficile de remonter la pente (+2000 pour votre adversaire, -2000 pour vous, sur un objectif de 8000, ça va vite…)

Mais pour tous ceux qui n’ont pas peur de laisser une part d’aléatoire à leur partie, alors c’est un jeu de choix.

À vos decks !

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