Fauve, les Origines

ville_15Voici pour vous dévoilée l’origine d’Emillia O’Mallé, personnage de l’univers Warhammer 40,000, compagnon d’infortune du célèbre capitaine Armand Lupin.

 

N’oubliez pas : l’Empereur protège!

BANG !

Ce son, elle l’entendait souvent, trop peut-être, surtout en ce moment. Mais on ne peut pas être métallicain et espérer vivre dans le calme. Telle était la vie d’Émillia. Elle avait toujours du mal à se cacher quand pointaient les ennuis, surement parce qu’elle était la source de pas mal de ces problèmes. Ses parents avaient pourtant fait en sorte qu’elle tente de sortir du ghetto.

gunsofalkenstar-ironmasterÉmillia KNK O’Mallé s’appelait ainsi en souvenir de son père, Kratus N’Kommu, un soldat de l’Impérium disparu pendant une mission de routine aux abords du secteur Calixis. Natasha O’Mallé lui avait laissé son nom, marque d’une grande famille sur Malfi où les nobles possédaient des terres aux marges de la cité ruche d’Anatopolis avant d’être envahis par les Abominations crées par des cultes chaotiques locaux. Depuis trois générations les O’Mallé avaient dû survivre avec Gun Métal City comme seul foyer et Émillia n’avait rien en commun avec son arrière-grand-mère.

Malgré les enseignements que sa génitrice essayait de lui fournir, elle ne savait ni lire ni écrire: à quoi bon être érudite si on ne peut pas survivre? Pour ça elle était douée, très douée même. Autodidacte, elle apprit le fonctionnement des armes à feu dès ses 8 ans et avait élevé l’utilisation des pistolets et revolvers au rang d’art, si bien qu’elle n’utilisait plus que cela pour se défendre. Son autre grand talent était de jouer la naïveté: son apparence juvénile et sa franchise aidaient beaucoup et cela lui avait sauvé la vie plus d’une fois. Seulement elle devait aussi compter avec une malchance de tous les diables accompagnée d’une très grande difficulté à rester discrète et à se mêler de ses affaires. Tout ceci l’avait d’ailleurs conduite à cet instant précis où elle se retrouvait coincé entre deux feux !

« Ne te mêle pas des affaires de McDean », lui avait-on dit, « tu vas te faire trouer la peau et personne va te pleurer ! »
Peter McDean était un pourri de la pire espèce: trafic de drogues, d’enfants, d’armes illégales et pire que tout, commerce avec mutants et xénos. Tels étaient ses crimes et il devait être puni, non pas pour tous cela mais parce qu’il avait roulé Fauve (c’est comme cela qu’Émillia aimait être appelée), en oubliant de la payer pour une course faite pour lui. Cinquante trônes la journée plus les intérêts, cela donnait cinq mille trônes Gelts que McDean avait reçu le matin même grâce à ses magouilles et qui attendaient tranquillement dans son coffre qu’une bonne âme viennent les prendre. Émillia ne pouvait pas y aller seule, c’est pourquoi elle avait demandé à Jimmy Rixley et sa bande de venir avec elle: ces crétins ne demandaient que dix pourcents et elle que personne ne soit tué. Dix pourcents… Elle aurait dû se douter qu’ils essaieraient de la doubler.

Au début tout allait bien. La planque de McDean se trouvait de l’autre côté du quartier et le temps d’arriver jusque là-bas, le gang du caïd étaient au courant.ogryn2 Les cinq premiers hommes avaient été neutralisés facilement: des tirs de laser dans les bras et les jambes, rien de mortel. Mais quand le clan McDean avait commencé à répliquer Émillia n’eut plus le choix. James Thompson arriva sur sa droite en tirant au canon de poing, un boucan exceptionnel pour des dégâts terrifiants. Le « ghetto blaster » de Fauve fut plus précis et les grenades que portait Thompson plus meurtrières. Un heureux coup de chance d’Émillia fît couper court à la rixe: le plafond s’écroula sur les clansmen,  facilitant l’entrée des vauriens Rixley .
Émillia dut attendre avant de les suivre car elle était aux prises avec George McDean et Gregorius Massinov, deux géants dur-à-cuire. Elle faillit perdre une jambe en esquivant la hache de Massinov qui l’avait prise de revers, alors qu’elle se faisait canarder par George. Trois tirs de pistolaser en réplique et Gregorius était au sol, « il aura du mal à se relever avec ses rotules en moins » se dit-elle.
Le frère McDean sortit l’artillerie lourde ! Il avait entendu parler de l’ouragan Fauve, une minette d’à peine seize ans toujours mal coiffée avec une veste léopard à fourrure: rien d’effrayant à priori pour un grand garçon comme lui. Pourtant il avait su rester prudent et cela lui sauva la vie quand il lui tira dessus avec son Armageddon, un fusil d’une valeur inestimable sur un champ de bataille – ce qu’était devenu cette petite escapade chez les McDean. Fauve reçu deux balles dans l’épaule et hurla de douleur.

« Alors, sale chienne, qu’est-ce que ça fait ? »

En guise de réponse des tirs de blasters lui frôlèrent les bras. Les rafales d’Armageddon s’enchainèrent, mettant à rude épreuve le couvert où était cachée Fauve: les mains dans sa tignasse et recroquevillée, elle attendait. Les détonations cédèrent soudain la place à un cliquetis métallique; il fallut trois secondes à McDean pour comprendre: trop tard, du sang embuait déjà ses yeux, son crâne perforé par un tir de canon de poing qu’Émillia avait une seconde plus tôt ramassé au sol. Dans ses yeux à elle coulaient des larmes, non pas de peur mais de frustration: elle avait cédé à ces pulsions qui lui intimaient de tuer encore et encore, de tout détruire sur son passage. Elle se dirigea d’un pas chancelant et sans vraiment y faire attention vers l’intérieur de la planque où les Rixley avaient réalisé une boucherie sans nom: Tony Colman et son frère Tom étaient au sol à côté d’Imara Finn et d’un jeune homme qu’Émillia ne put identifier.

opgrmQuand elle entra dans le hall, tous les canons se tournèrent vers elle, mais elle ne le remarqua que lorsque ses cheveux prirent feu à cause d’un tir de laser mal ajusté. Une roulade lui permis d’échapper à la mort; protégée par le couloir elle se dirigea au hasard dans le bâtiment, poursuivie par des tirs de balle et de laser. Son fidèle Ghettoblaster ouvrait toutes les portes devant elle seulement pour la précipiter vers d’autres menaces: une autre balle balle faillit lui arracher une oreille mais une fois encore son agilité féline lui permit d’éviter un sort funeste. Elle voulut répliquer mais retint son geste au dernier moment: en face d’elle se tenait Peter McDean. Un autre tir,  manqué également, permit à Fauve de reprendre ses esprits et de se jeter à couvert alors que les Rixley entraient dans le bureau.

La pièce se transforma en un opéra où se jouait un concerto pour lasers et bolters. Émillia se laissa presque bercer par la mélodie que jouaient les adversaires qui s’entretuaient et réalisa le danger. « Stop ! » hurla-t-elle en sortant de derrière le coffre où elle s’était réfugiée. Surpris, les Rixley s’arrêtèrent et deux tombèrent raide morts sous les coups de McDean. Puis une détonation: Émillia sentit une part d’elle partir avec sa balle et McDean rejoignit ses hommes. Elle alla chercher sa solde dans le coffre derrière le tableau en évitant soigneusement les cadavres au sol. Malgré ses petits boulots, elle n’était pas habituée à voir et s’approcher des morts; elle ne tirait d’ailleurs qu’en dernier recours habituellement… Ce soir il y avait eu trop de gens, en trop peu de temps.

Les armes des Rixley étaient encore pointées sur elle mais ils semblaient subjugués, hypnotisés par le fauve en face d’eux: son comportement avait changé et elle inspirait une crainte insondable dans l’esprit des hommes en face d’elle. Rixley ordonna à ses hommes de faire feu et n’eût aucun écho; il fît donc mine de jouer du revolver par lui-même. Un tir instinctif lui frôla la joue et lui déposa un trait fumant sur le visage. Le gang détala alors que leur chef tombait à la renverse. Il jura vengeance pendant qu’Émillia s’éloignait en silence de la maison. Exténuée physiquement et mentalement, elle leva les mains sans opposer aucune résistance en voyant quinze soldats en armure carapace la tenant en joue .

« Mademoiselle O’Mallé je présume ? »

Les soldats s’écartèrent pour faire place à une femme qui se plaça juste devant Émillia, la toisant sans aucune émotion apparente. Elle ôta lentement et avec application le gant noir de jais de sa main et la tendit vers Fauve, qui sombra dans l’inconscience au même moment..

Enregistrer

Enregistrer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *